C’est de bon matin que ce vendredi 25 septembre le séminaire Saint-Yves s’est dirigé vers la gare routière de Rennes. Dans les cœurs, la joie et une certaine impatience.
La visite du successeur de Pierre dans son pays est à la fois quelque chose de rare et un grand honneur pour un catholique. C’est en effet à Paris que nous nous rendons, pour rejoindre Léon XIV dans la première étape de son voyage apostolique en France.

Descendus du bus, nous faisons cap sur Notre-Dame pour les vêpres solennelles présidées par le Pape. Nous trouvons tant bien que mal le chemin à emprunter pour y accéder, le dispositif de sécurité condamnant tout un périmètre autour de la cathédrale. A l’intérieur et sur le parvis, c’est 6000 évêques, prêtres, diacres, séminaristes et consacrés qui sont présents pour prier avec le Pape et recevoir de lui un encouragement à la prière intérieure, « fondement essentiel de toute vocation ».
Le soir au stade de France, la succession entre la joie débordante de la louange, le grandiose du spectacle sur l’histoire sainte de la France, et le recueillement de la litanie des saints, de la prière des complies et de la vénération de la Sainte Tunique fut saisissante. Comment ne pas ressortir embrasé et habité d’un élan missionnaire, après avoir été appelé à imiter les saints dans le combat de la foi ? Comment ne pas chercher à nous montrer à la hauteur du titre reçu du Pape : « Vous êtes les saints de France ! » ? Un chœur d’une qualité exceptionnelle a mené les chants tout au long de la veillée.
Le couronnement de ces deux jours a été la messe du samedi place de la Concorde. En effet, comme source et sommet de la vie de l’Eglise et en tant que célébration ouverte à tous, c’est toute la France (beaucoup sont venus de province) qui s’est réunie autour du successeur de Pierre pour célébrer ce qui l’unit et la nourrit, le Saint Sacrifice de la messe.
Et le Saint-Père a ainsi exhorté les 800 000 fidèles présents à s’abreuver à la Source d’eau vive, seule capable d’étancher la soif de l’homme contemporain à la recherche du bonheur. Bon nombre d’entre nous ont donné la sainte communion, et ainsi eu la joie de contribuer à porter le Pain de Vie à la foule ayant répondu à l’invitation du Seigneur. « Vous aspirez […] à bâtir une nation renouvelée à partir de ses racines irriguées par la foi. Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-là déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez ».
Paul de Kersabiec, 2e année Philosophie.